Lien sur une vidéo où Vipassana est très bien expliqué à mon
sens
premier témoignage :
Méditation
Vipassana : j'en suis revenue, j'ai survécu !
Il y avait déjà un moment que l'idée d'une retraite méditative me trottait dans la tête.
J'avais lu « Méditer au quotidien » de Hénépola Gunaratana, ainsi que « Mettre en pratique le pouvoir du moment présent » de E.Tolle. Et
cela faisait des mois que je m'exerçais.
Quand mon mari a réservé une place pour une retraite de 10 jours pleins ( soit 12 jours en tout) de méditation, cela m'a tenté. Mais il n'y avait plus de
place pour les femmes. Alors j'ai décidé que le destin déciderait pour moi, en me mettant sur la liste d'attente. La veille du jour J, je reçois un coup de téléphone : une place s'est
libérée...
Dés l'arrivée, nous sommes séparés, mon mari est tout de suite envoyé dans le quartier des hommes et moi dans le quartier des femmes.
Le premier jour est fait pour faire connaissance, prendre possession des lieux ( j'ai la chance de partager ma chambre avec une femme de mon âge, avec qui
j'ai immédiatement sympathisé). Discours de bienvenue, et description du programme : lever à 4h du matin, deux heures de méditation, petit déjeuner, méditation, etc...bref, en tout, 10h de
méditation par jour, jusqu'au discours du soir ( enregistré...) et extinction des feux à 9h30. Régime végétarien. Pas le droit de parler, de se regarder, de se toucher....pas de portable,
d'iphone, smart phone, rien de la technologie actuelle ne devait nous distraire. La salle de méditation restait dans une lumière douce et
tamisée.
Les trois premiers jours, le plus dur est pour le corps : rester assis en tailleur ou sur une chaise sans bouger, c'est très très dur. Certains même
renoncent et s'en vont, ils ne supportent pas cette souffrance physique.
Le premier jour, il y avait un mur entier d'étagères, pleines de coussins, de châles et de poufs de méditation. Tout le monde a pris un châle et un pouf. Il
restait des monceaux de coussins inutilisés. Le dernier jour, plus un seul coussin ne trainait sur les étagères vides. Certains , comme moi, ont demandé un petit dossier fait de deux planches
reliées par deux équerres métalliques. Nous mettions à chaque fois un soin extrême à installer nos coussins sous les genoux, derrière les cuisses, sous les fesses, dans le dos. Certains se
mettaient à califourchon sur un tas de coussins. Bref, plus que tout, c'est la torture que nous faisions endurer à notre corps qui était le plus dur.
Le but du jeu, le principe de cette technique est de faire taire la bande passante du mental et des pensées compulsives, pour qu'apparaisse ce qu'il
y a derrière ce paravent.
Or, dés que le corps bouge, la concentration cesse. Hélas, je bougeais beaucoup, et je crois que j'ai gêné ma voisine qui n'en a pas pipé mot. D'ailleurs,
elle n'avait pas le droit de parler!
Quand, au troisième jour, le corps commence à se faire à cette dure discipline ( heureusement que je m'étais exercée avant de venir!!), on commence à
vraiment rentrer en soi-même. Les yeux fermés la plupart du temps, le silence absolu des 110 personnes assises dans la pièce, le silence tout le temps, d'ailleurs, et le mental qui commence à
s'apaiser : pour la première fois, je rentre vraiment dans le monde intérieur.
Et c'est une expérience qui me laisse un sentiment de paix et de sérénité, que je n'avais jamais vraiment connu.
Entre les méditations, nous devons rester conscients de notre corps, de nos mouvements, de la façon dont nous mangeons, nous lavons ,
etc....
La seule chose que je ne supportais pas, (à la fin de chaque méditation) et à laquelle je ne me suis jamais faite , ce sont les chants du directeur,
Groenka, car cela était franchement monstrueux, comme le chant d'un ivrogne, voyez. J'aurais infiniment préféré, pour clore la méditation, à la place de ces chansons d'ivrogne,un morceau de
Michel Pépé, ou d'une musique douce et relaxante, mais bon....Groenka a le grand
mérite de diffuser cette technique vieille comme le monde et si efficace, je lui en suis reconnaissante.
Les enseignants ne nous enseignaient pas grand chose, ils mettaient en route les enregistrements de Groenka, et pour le reste, je me suis débrouillée
seule.
La technique en elle-même est d'une simplicité enfantine : être l'observateur de son mental, regarder les pensées qui passent, être conscient des sensations
réelles du corps, de façon de plus en plus fine et acérée.
De cette façon, le mental est pris au piège de l'observation.
Le dernier jour, j'ai été surprise d'entendre une voix d'homme, et surprise de retrouver le « bruit ».Ce dernier jour nous prépare à retourner
dans le « monde ». Il nous est demandé de donner ce que l'on veut pour payer le séjour : je donne ce que je crois juste.
Il y a beaucoup de bénévoles : pas mon truc.
Il y a environ deux mois que j'ai fait cette retraite, je continue de faire Vipassana ¾ d'heure à 1heure par jour. J'y ai gagné beaucoup de sérénité et de
paix.
Peut-être qu'un jour j'aurai à nouveau envie de refaire une retraite Vipassana : je pense que je me trouverai un autre centre, pour changer.
MBdM
deuxième témoignage :
suivre le lien :ma premirèe retraite Vipassana
Derniers Commentaires